Entre inexploitation et aménagement intensif des forêts

« La foresterie de conservation et l’agroforesterie devraient présenter de nombreux avantages sur le plan écologique tels que le maintien et la restauration de l’hétérogénéité d’un écosystème. »

Prestation : traduction de l’anglais au français d’un article de 310 mots pour ce portfolio

Source : Suggestions for a middle ground between unlogged forest and intensively managed lands publié par Pensoft le 18 mars 2013

Article remanié : original et traduction

Pour vous donner un aperçu de mon travail, vous trouverez ci-dessous l’article dans sa version originale (en anglais) face à ma traduction (en français). L’article original est diffusé sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0), ce qui n’est pas le cas de ma traduction.

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Version française uniquement

Une nouvelle publication suggère de combler le fossé séparant deux champs importants de la recherche écologique.

On reconnaît de plus en plus que les aires protégées seules ne permettent pas une conservation efficace de la biodiversité et que la gestion des zones de production (telles que les terres agricoles et sylvicoles) joue un rôle essentiel à cet égard. La foresterie de conservation et l’agroforesterie sont deux systèmes de gestion des terres visant à concilier la production de biens destinés aux humains avec la conservation de la biodiversité.

Le modèle de foresterie de conservation, comme le suggère son nom, repose sur le maintien d’une partie des structures forestières locales lors de la coupe des arbres dans un effort de préservation de la biodiversité locale. L’agroforesterie répond à ce besoin par une gestion intentionnelle des arbres d’ombrage le long des cultures agricoles. Malgré les différences d’ordre technique, ces systèmes apportent une solution intermédiaire entre inexploitation et aménagement intensif des forêts. Une étude publiée récemment dans la revue en accès libre Nature Conservation établit un parallèle important entre les deux systèmes.

En matière de conservation, la foresterie de conservation et l’agroforesterie devraient présenter de nombreux avantages sur le plan écologique tels que le maintien et la restauration de l’hétérogénéité d’un écosystème. Elles fournissent également des habitats aux espèces dépendantes des arbres à l’extérieur de la forêt et améliorent la connectivité chez les espèces forestières au sein des paysages. De plus, ces systèmes permettent de réduire certains des effets hors site de la gestion. Malgré des différences inhérentes entre ces deux systèmes, leurs nombreuses similarités suggèrent que tous deux pourraient bénéficier d’une réduction du fossé séparant les expériences scientifiques et pratiques.

Les auteurs de cette publication, dirigés par Jean-Michel Roberge du Département des études sur la faune et la flore, les poissons et l’environnement de l’Université suédoise des sciences agricoles (SLU), réclament des études portant sur le ratio coût-efficacité de différents systèmes d’agroforesterie et de foresterie de conservation par rapport à la conservation de la biodiversité, appellent à une plus grande attention portée aux effets de ces systèmes sur les espèces posant un souci de conservation particulier, et encouragent une plus grande collaboration entre les chercheurs et les professionnels des deux champs.

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